vendredi 12 février 2016

Humilité d'un travail sur soi !

Travailler sur soi demande de remettre vingt fois son ouvrage sur le métier... Et oui ! Rien n'est acquis ! Tout est prétexte à faire des exercices pour continuer ce travail sur soi ! Pourquoi ? J'y vois une raison importante...qui est que la vie nous apprend par ce moyen à rester dans l'humilité...

Je sens bien que c'est un rappel constant vers l'humble chemin que je désire parcourir pour aller à ma rencontre...pour me voir avec ces fameuses ombres et ne pas me glorifier de mes lumières... Mettre tout à sa place, dans un oscillement ambivalent, accompagnés de ces clignotants d'humilité ! 

Les personnes humbles que je croise ou que je vois dans des conférences ou en lisant des témoignages de vie...ne font que montrer la juste place où elles sont. Elles ne disent jamais qu'elles sont arriver définitivement au bout de leur chemin...elles le parcourent, elles le poursuivent... 

Une quête qui dure toute une vie...et au fond de moi...c'est ce que je sens... J'ai compris qu'il n'y a pas un lieu vers lequel aboutir...il y a un chemin à faire...avec obstination, avec courage... Car c'est lui qui offre la joie profonde...par éclat...par petites gouttes, comme celles que la rosée dépose sur l'herbe le matin...

Quand je cherche mon chemin et que je ne donne aucune leçon à quiconque...alors je rencontre les autres qui font pareil ! Mes yeux s'ouvrent sur l'humble chemin que chacun(e) cherche à parcourir...et mon coeur s'ouvre dans un élan fraternel de cheminant sur notre terre...

Joli et doux week-end sur la beauté et l'humilité de nos cheminements ! À la semaine prochaine mes cher(e)s Ami(e)s cheminant !  




jeudi 11 février 2016

Oser !

Vivre demande d'oser ! Oser sortir de sa zone de confort, oser travailler sur soi pour pouvoir changer ce qui nous empêche d'aller sur notre chemin de vie... Qui mieux que moi...peut trouver où est mon chemin ? Je suis la seule à pouvoir le découvrir... Je peux rencontrer des personnes qui vont m'aider dans ma recherche...mais personne ne peut faire le chemin à ma place...

Ma croyance tout à fait personnelle, est de croire que chacun(e) de nous a en lui un don unique à porter au monde... Si je ne fais pas le chemin pour me connaitre et pour le trouver...il me semble que des warning vont venir s'allumer pour me dire...il est temps d'y aller...

Je suis de plus en plus persuadée, que c'est ma tâche essentielle durant mon passage sur la terre... Plus je me rapproche de qui je suis...plus j'atteins mon terre intérieure...celle où je me sens bien...où je peux être tout simplement...

Quand je suis dans cette proximité avec moi-même...je me sens alors connectée au monde...à chacun de mes contemporains...à chacun de ceux qui partagent avec moi cette présence dans ce monde au même moment et dans la même temporalité...

Le sentiment de fraternité, de soeurorité...me vient presque naturellement... Mon regard s'ouvre...mes yeux voient...et voir l'autre est un cadeau merveilleux à se faire...

Dans ces perles d'instant...je me sens vivre et m'éloigner de mes peurs sclérosantes et paralysantes... La vie est au fond si simple... Savourons la d'instant en instant ! 



mercredi 10 février 2016

À propos de l'expression : dépenser son temps...

Je ne pensais pas que le chemin spirituel que j'emprunte allait m'amener à me déposséder... J'observe que cela se passe par palier... Ô je suis bien loin de me déposséder de mes biens !!! J'ai plutôt commencé par la manière de dépenser mon temps... C'est justement cette expression "dépenser" qui m'a permis de relire mon chemin parcouru. Le reste suit peu à peu...

Je n'ai plus envie de "dépenser" mon temps...mais de le vivre... Vivre mon temps sur cette terre, quitter la course à l'avoir...pour le temps d'être ! Mon corps m'y appelle sans cesse...et je suis dans la joie quand je "suis"...

Pour autant mes soucis personnels, les soucis du monde...continuent... Mais la façon dont je les traverse, se modifie peu à peu... Je sais que ce sont des traversées à effectuer tous les jours...et que si j'accepte que c'est cela la vie...que c'est cela ma vie...alors je peux cueillir tous les petits moments de bonheur qui jalonne aussi ma vie...

La peur de mon futur, s'adoucit...mon présent est de plus en plus présent ! Et mes yeux s'ouvrent... Tout devient source d'émerveillement...particulièrement lorsque je me  balade dans la nature. Celle-ci est un maître, toujours présent, pour peu que j'aille à sa rencontre... Elle est là présente, n'a pas besoin de moi, et je m'y promène...sentant la gratuité et la profusion de ses dons...

Parfois on me pose la question : à quoi passes-tu ton temps ? Mais je ne le passe plus...je le vis... J'accepte tout...les silences comme les moments de partage...les douleurs comme les joies...la maladie comme les temps où ma santé est plus calme...

Je cherche aussi à me dire quels sont mes besoins pour les satisfaire moi-même sans attendre l'impossible de l'autre... C'est une forme d'autonomie qui me permet d'être en lien avec beaucoup d'autres, dans la gratuité de l'instant et son authenticité... Mon écoute devient écoute...et je quitte petit à petit...(même si j'ai encore bien du chemin à faire...) mon besoin de convaincre...ou le mode "qui c'est qui a tort, et qui c'est qui a raison"...

Mon chemin spirituel continue, lentement...mais sûrement...





lundi 8 février 2016

La joie comme critère de discernement...

Quand je cesse de regarder mon semblable, comme un ennemi potentiel, quand je cesse de croire mes pensées comme étant la vérité, quand je les interroge...je reviens  dans l'instant...tout simplement...

La réalité est que l'instant "est" tout simplement... Lorsque j'y enlève les polluants que sont mes pensées, mes projections d'un futur chargé des pires choses, mes conditionnements dû à mon passé, mon éducation, ma culture, ma religion...mes yeux s'ouvrent sur juste ce qui se passe dans l'instant : pas de catastrophes, pas de répétition d'évènements passés, pas de croque-mitaine qui risque de me dévorer, pas d'enfer qui risque de m'engloutir... 

Juste moi et l'autre dans l'instant de la rencontre, de l'échange, du partage, de l'écoute... Mon coeur se dilate... Je suis étonnée de ce qui peut alors se passer... Je débarrasse mon regard de ses peaux qui le recouvrent... L'autre n'est que mon reflet...de quoi aurai-je peur...

Peurs ancestrales....peurs transgénérationnelles...je vous dépose à mes pieds... Je comprends d'où vous venez...vous m'avez parfois protégée...mais aujourd'hui, je vous dis au revoir... Je vous quitte, je vous remplace en mon coeur...par plus de confiance dans la vie, par plus de confiance dans mon semblable...

Oui, c'est sûr...voilà le chemin que j'emprunte, pas à pas... Je sais que je tomberai, je sais aussi maintenant que je me relèverai...et je choisis mes filtres...ceux qui vont me permettre de ne pas repartir en arrière...ceux au contraire qui vont me tourner vers la joie...celle qui me fait grandir...

Quel magnifique critère qu'est la joie ! C'est un excellent critère de discernement... Si je me pose la question : est-ce que cela me met en joie ? Ou au contraire, est-ce que cela me mène vers la tristesse ? Alors je peux vraiment choisir où je veux aller...

Je m'autorise aujourd'hui à m'éloigner, lorsque je sens que la tristesse m'habite... Me diriger avec joie vers ce qui me met en joie...ô que oui ! 





jeudi 4 février 2016

Mes filtres...mes peurs...

Hier je vous parlais de Byron Katie et Le Travail qu'elle propose pour retourner nos pensées. Prendre conscience du pays des peurs dans lequel nos pensées nous embarquent... Jean Rochette donne dans son billet d'aujourd'hui posté sur sa page Facebook une définition de la peur : 
Parce que la peur, ce n'est qu'une anticipation de quelque chose qui n'est pas arrivé que vous inventez vous-mêmes.

 Je débusque de plus en plus ces peurs cachées que j'ai au fond de moi et qui vont se manifester par des signaux internes de méfiance, de colère, de sidération... Tout cela me parle de mes peurs...

Comprendre qu'elles se sont construites à partir de faits passés, qui ont imprimé en moi le message : peur que cela revienne... Comprendre que c'est mon filtre qui colore ma lecture de mon quotidien... 

Je réalise ainsi que je me laisse gouverner par cela...et bonne nouvelle...j'ai le pouvoir sur moi-même de changer mes filtres... C'est une véritable bonne nouvelle ! 

Premier pas : prendre conscience de mes filtres... Un par un, les interroger : me servent-ils encore ? Sont-ils vrais ? Je peux utiliser les quatre questions dont je vous parlais hier, proposés par Byron Katie. Je vous assure que c'est fou de se rendre compte qu'il n'y a pas grand chose de vrai... 

Qu'est-ce que je risque en changeant mes filtres, notamment de peur ? De changer ma vie... De permettre à l'air de circuler... D'ouvrir mon coeur et mes bras à l'inattendu de l'instant qui peut être si doux... Quand je quitte mes peurs qui sont une anticipation de quelque chose qui n'est pas inscrit comme vrai dans mon futur...je change tout. Seul le présent compte et il n'est plus entaché, noirci...par un hypothétique futur...inconnu pour moi à ce jour !

Donc en avant Lady Bibi ! Retire tes filtres et met tes lunettes roses !!! 







mercredi 3 février 2016

Tempête d'émotions...

Je traverse une tempête d'émotions... Occasion d'un exercice concret... Occasion de nommer ces émotions... Je viens de vivre un moment où j'ai traversé des émotions désagréables. Je vais commencer par les nommer :

Je suis abasourdie, je suis déçue, je me suis sentie bloquée, embarrassée, mal à l'aise, je suis contrariée, attristée, inconfortable, seule... 

Regarder mon semblable comme un miroir de moi-même ai-je posté ce matin sur ma page... En quoi cela fut un miroir pour moi ? Je pense que je me suis déçue... Je n'ai pas su accepter ces émotions comme étant aussi présentes en moi, et je n'ai pas su répondre à toutes les questions qu'on m'a posées... Ah que j'aurais voulu ressentir plus d'amour pour mon semblable, ne pas juger !!!

Ce n'est pas l'autre qui me fait vivre quelque chose...c'est moi qui vit d'une certaine manière une situation... 

J'avais besoin de me sentir accueillie...mais me suis-je accueillie telle que j'étais... J'avais besoin de me sentir en sécurité... Mais n'aurai-je pas dû m'apporter à moi même cette sécurité dont j'avais besoin ? 

Je viens de regarder une vidéo sur youtube de Byron Katie prenant en direct des personnes avec leurs questions, et les accompagnant dans Le Travail qu'elle propose pour transformer ses pensées... 

J'ai assisté à des retournements...comme Byron Katie sait si bien le faire...et cela me bouleverse de voir la puissance de nos pensées sur nous... 

Elle propose de se poser quatre questions : 
1- Est-ce que c'est vrai ? 
2- Pouvez-vous être absolument certain que c'est vrai ?
3- Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ?
4- Que seriez-vous sans la pensée ? 

Je vais l'appliquer à un exemple concret : Voilà une de mes pensée : Paul est psycho-rigide... Je ne peux pas discuter avec lui. Je réponds aux quatre questions : 
1- Oui
2- Non, il a peut-être une réponse rigide à cet instant...mais je ne sais pas si c'est comme cela dans tout ce qu'il fait ou dit...
3- Je suis déstabilisée... Je n'ose pas parler plus, parce que j'ai peur du conflit... J'imagine vivre quelque chose d'horrible, dont je pourrais sortir complètement effondrée...ou même clouée au pilori !!!
4- Je pourrais juste être moi et lui dire ce que je pense sans avoir peur. Je ne sais pas si conflit il y aura...surtout si je me sens bien et que j'exprime juste ce que je pense sans agressivité...puisque ma peur ne me brouillera pas tout...

Je vais arrêter là pour aujourd'hui...et digérer cette traversée que je viens d'effectuer... Je suis pleine de gratitude sincère envers ces personnes qui m'ont donné l'occasion de faire cet exercice de conscientisation de mes pensées... Un peu de repos maintenant...








lundi 1 février 2016

Perfection...obstacle à mes désirs...

J'ai attendu tant de fois d'être parfaite pour me lancer dans telle ou telle discipline...que j'ai perdu du temps où j'aurai pu me réjouir en faisant cette activité... Je pense à la danse, je pense au chant, je pense au dessin... Le temps qui est passé ne reviendra pas...et mon propos n'est pas de le regretter... Mon propos est qu'est-ce que je peux faire dans mon aujourd'hui pour danser...chanter...dessiner...et bien d'autres choses...sans attendre demain !!!

Plus j'analyse mes désirs en recherchant les besoins cachés derrière...mieux j'y répondrai... Je suis en route et j'apprends... J'ai ainsi décortiqué un de mes désirs profonds, et j'ai trouvé trois besoins cachés derrière et qui m'empêchent d'accéder à mon désir... Je pense que si je porte attention à mes besoins...cela me permettra de ne plus faire de ces besoins des obstacles...mais plutôt des prises de conscience que si j'y fais attention et que j'en prends soin...j'aurais alors gagné mon sésame qui ouvrira la voie vers mon désir...

Je me rends compte que ces trois besoins...se retrouvent activés dans plein d'autres situations. Ce sont des besoins : d'autonomie, de sécurité et d'élévation. Accéder à mon besoin d'élévation, comme assister à une retraite par exemple, me demande de porter attention à mon besoin d'autonomie (est-ce possible pour moi d'y aller seule sans voiture ?)... Et mon besoin de sécurité (aurai-je une chambre seule par exemple, pour pouvoir m'isoler)... 

J'ai conscience que les réponses que je souhaite trouver à mes questions, sont les réponses à "mes" besoins...et que face à ces mêmes besoins d'autonomie et de sécurité...d'autres y apporteraient d'autres solutions. Par exemple au besoin de solitude, d'autres personnes n'ont pas besoin d'une chambre seule...mais de moment dans la nature, et ont donc besoin de se trouver un lieu en pleine nature...

Tout çà pour dire que mon besoin m'est propre, qu'il y a plusieurs réponses à celui-ci. Me respecter est d'apprendre à reconnaitre mon besoin, à chercher à le satisfaire du mieux que je peux en choisissant une solution parmi toutes les solutions...