vendredi 20 janvier 2017

Savoir-vivre et savoir-être...

J'ai écouté une émission en podcast : Egosystème sur la radio suisse RTS. J'apprécie cette émission par la qualité d'écoute de l'animatrice Florence Farion, et par le choix de ses invités.


Dans l'émission de samedi dernier, je ne connaissais par l'invité Joël Liccardi. Une belle découverte ! Le thème était : les clés de la réussite. À un moment donné la journaliste dit en rebondissant sur ce qui venait d'étre dit : "on nous a appris le savoir-vivre et pas le savoir-être..."


Cela a trouvé un écho en moi. En effet, je pense aussi que dans mon éducation, que ce soit dans ma famille ou à l'école, on m'a appris à me taire, à ne pas faire de bruit, à obéir... Je ne sais pas si cela représente le savoir-vivre...en tout cas cela représente une certaine manière de vivre en tant qu'enfant...et cela en dit long sur la représentation qu'on avait de l'enfant...


On ne m'a pas appris le contact avec mon être profond, comment l'écouter, comment entendre le murmure de mon âme... J'ai appris à lire les signaux que sont mes émotions, mes réactions dans le corps...et il reste encore du chemin...


Je me demande parfois si nous ne sommes pas venus sur cette terre que pour apprendre à mieux nous connaître, à partir à la rencontre du divin que je crois qui habite chacune, chacun de nous...nous permettant ainsi de nous découvrir en lien tous autant que nous sommes, comme les différentes facettes d'un même objet...riche de nos informations différentes... Un tout indivisible au lieu de nous croire séparés... 


Chemin de connaissance de soi, ouvrant la route à la connaissance de l'autre...


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mardi 17 janvier 2017

La peur...

La peur que quelque chose qui a déjà eu lieu, se reproduise... Avoir la peur de revivre quelque chose de si difficile que nous avons déjà vécu... C'est un peu comme rendre le passé agissant à tout bout de champ, dans notre présent.


Le passé est passé...et pourtant je lui permets d'interférer dans mon présent, en étant sans cesse sur mes gardes, croyant que ce passé pourrait se reproduire... 


J'ai le sentiment que nous sommes tous porteurs d'une histoire transgénérationnelle, avec ses peurs, ses croyances limitantes...et que tout ce joli monde agit dans notre aujourd'hui... 


Par exemple, lorsque je crains de rater un train, et que cela me fait limiter mes déplacements à cause de cela...cela crée un handicap dans mon quotidien. En en cherchant l'origine, une des pistes est que je peux imaginer que cette crainte de rater quelque chose, remonterait à bien plus loin que moi... Comme si mes ancêtres étaient porteurs d'une histoire terrible, liée aux déplacements...et qu'ils avaient transmis de générations en générations, une terreur les concernant...


Lorsque j'en prends conscience, un travail sur moi devient possible. Je ne cherche plus un évènement précis, dont ma famille aurait mémoire, pour en reconnaître l'origine. J'accepte que cela vienne de bien plus haut dans les générations...j'en émets l'hypothèse, et maintenant à moi d'agir pour le transformer.


Transformer en quoi ? En challenge par exemple...y prendre goût, prendre de plus en plus confiance en moi...voyager malgré tout, me déplacer envers et contre tout...et dépasser la peur...


Je gagne en liberté d'être ! 


J'en conclus que je n'ai pas besoin de connaître l'origine de mes peurs...je peux agir maintenant et décider que ces peurs ne soient plus maîtresses à mon bord... Allez...on y va ! 


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vendredi 13 janvier 2017

Traversée des émotions désagréables...

Mes émotions désagréables...vous savez celles que je fuis sans cesse...au lieu d'accepter de les traverser...


La palette des émotions est si étendue, refuser de vivre certaines d'entre elles me fait alors rester sur une des rives du fleuve de la vie... En cherchant à les éviter à tout prix,  je ne vais pas explorer l'autre rive... Or la vie est constituée de toutes les émotions...


Je pense alors à ma zone de confort où je me maintiens, de peur d'aller explorer d'autres horizons, au risque d'y traverser des émotions désagréables. 


Et je me pose la question : est-ce-que je ne passe pas à côté d'une partie de ma vie, chaque fois que je suis dans l'évitement d'une prise de risque...parce que dans la balance, pèse la possibilité de souffrir ? 


Je pense que pour moi c'est clairement oui... J'ai tellement peur... Peur qui paralyse, peur qui fige... 


Accepter l'émotion désagréable me disait une amie...la vivre...et voir qu'après je suis toujours vivante... En ce moment c'est accepter de traverser la peine, la tristesse... 


Il est vrai que lorsque je passe du temps dans l'évitement de la traversée de la peine par exemple, je déploie alors beaucoup d'énergie... Éviter d'aller sur l'autre rive me fait perdre de l'énergie... Serait-il possible que si je me laissais vivre à fond mes émotions, je puisse récupérer de l'énergie, de la puissance pour me sentir vivante... Lâcher-prise et me laisser porter par le sens du courant...


À expérimenter en tous cas...


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mercredi 11 janvier 2017

Acceptation...

Acceptation de ce qui est... C'est si difficile...

J'aimerais que les choses soient autre...j'aimerais repartir en arrière et protéger quelqu'un avant qu'il ne lui arrive ce qu'il y a de plus dur...j'aimerais que la douleur n'existe plus...j'aimerais ne plus avoir de peurs...


Et la liste peut être longue... Difficile acceptation de ce qui est... Ce qui est...est... Traverser...se tenir là... Aller au plus profond de l'être... 


Ombres en filigrane, qui se profilent et auxquelles il est si dur de se confronter... Je tiens en moi les deux bouts... Je tiens en moi tout le spectre de ce qu'est un humain... Ne pas fuir...accepter...reconnaître...


Je me regarde dans un miroir et je vois... Je vois que je ne suis ni dans le camp des gentils, ni dans le camp des méchants... Je suis dans les deux camps... 


Me vouloir toujours dans le camps des gentils, me fait nier mon autre camp... Mieux vaut pour moi, les faire cohabiter... Mes peurs alors peuvent tomber... Et oui, quand j'accepte le camp des méchants en moi, je l'apprivoise...


Cela ne veut pas dire que je ne dois pas chercher à m'améliorer, cela me permet de me regarder vraiment... J'intègre cette part de moi, j'accepte que quoiqu'il arrive...j'ai à comprendre que je suis tous les camps à la fois...


Bon ce soir...humeur chagrine...j'accepte, je traverse...je porte toutes ces parts de moi comme étant les parts que chacun(e) porte en lui dans son humanité, et je me sens solidaire de mes frères et sœurs humains...


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lundi 9 janvier 2017

Authenticité, vous avez dit authentique...

Une amie facebookienne, qui se reconnaîtra, partageait sur sa page son besoin d'authenticité... Cela a aussi résonné pour moi. Authenticité, manque d'authenticité...qu'est-ce qu'être authentique ?


L'étymologie du mot "authentique" est : qui agit par lui même, qui est maître de lui... Je le comprends comme : lorsque je parle et que j'agis en fonction de ce que je suis au fond de moi, je suis au plus prêt de mon authenticité...au plus prêt de ce que je suis... 


Pas facile, facile ! Ombres tapies en embuscade ! Lumière qui éblouit ! Ombres et lumières, duo de choc, toujours prêt à pointer le bout de son nez... Je me méfie de moi ! Je connais mes lumières qui comme les grands phares d'une voiture, peuvent en mettre plein la vue. Mes ombres ne sont pas mieux, agissantes par en-dessous, comme la main de fer dans un gant de velours...


Et alors ?!?! Bon ! Ma recherche d'authenticité ne m'empêche pas d'être lucide... Je peux être en quête, avancer sur ce chemin guider par cette étoile...et ne pas être dupe de moi-même ! En chemin je suis, en chemin je poursuis...


Le but n'est pas encore atteint... C'est mon chemin qui m'apprend le plus... Finalement peu importe la quête qu'on se donne, c'est d'être en chemin qui me fait le plus grandir et comprendre... 


Juste un petite humaine en ballade et qui fait du mieux qu'elle peut...tiens, tiens...voilà un accord Toltèque qui m'accompagne et qui me fait du bien !  


Merci belle amie de m'avoir donné l'envie de réfléchir sur ce thème ! 


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vendredi 6 janvier 2017

Au revoir Monsieur Guy Corneau...

Guy Corneau vient de nous quitter...et je suis profondément triste... Il m'accompagnait depuis la sortie de son premier livre : "Père manquant, fils manqué". Il fait parti des quelques personnes que j'ai entendues en conférence, et qui m'ont profondément marquée...


Chaque fois que je l'entendais dans des émissions, je ressentais une personne remplie de l'humilité des gens qui cheminent depuis longtemps, et qui n'ont aucune leçon à donner à quiconque... 


La douceur de sa voix et en même temps la façon qu'il avait de se dire quand il n'était pas en accord avec le journaliste...a souvent été un exemple pour moi. Je sentais le respect qu'il avait pour lui-même et pour l'autre... Il savait dire ce qu'il voulait dire tout en étant dans une grande écoute de l'autre...


En lisant aujourd'hui, des articles racontant son parcours, j'ai appris qu'il terminait un livre qu'il avait l'intention d'intituler :  "S'aimer mieux pour aimer mieux". Je vous ai souvent partagé ma conviction que c'est dans cet ordre, que l'on devrait procéder... Apprendre à s'aimer en premier, et qu'en découle le "aimer mieux" ou comme j'aime à le dire le "aimer plus"... Tout un chemin, car j'ai le sentiment que c'est quelque chose qu'on ne nous pas enseignée...


Merci Monsieur Corneau ! Vous m'avez aidée sur ce chemin, vous m'avez accompagnée, et je vous en suis profondément reconnaissante... Le dialogue avec les cellules que vous proposez sur votre site, m'a tellement aidée dans la traversée de la maladie... Votre voix avec votre ami Pierre Lessard, m'a si souvent bercée... 

https://youtu.be/2QX9HgwlUik 


Vous nous laissez vos livres, tous les enregistrements qu'il existe de vos interventions, de nombreuses émissions...je vous garde au fond de mon coeur et je vous souhaite d'être en paix là où vous êtes et de continuer à être une belle étoile qui brille au dessus de nous, et qui veille... Je pense à votre fils et à votre femme, ainsi qu'à votre famille si éprouvée... 


Je termine ce billet par une citation de cette belle âme, dans "Le meilleur de soi" : 

"Quand bien même nous n'avons pas une bonne image de nous-mêmes, quand bien même les heurts de la vie nous assombrissent, la partie la plus lumineuse et la plus vivante de notre être est restée intacte. C'est le meilleur de soi. Le meilleur de soi est déjà présent en chacun de nous. Il n'a pas à être inventé. Il s'agit plutôt de lui ouvrir la porte comme on ouvre la grille d'un jardin." 


Merci infiniment Monsieur Guy Corneau !




jeudi 5 janvier 2017

Gratuité de tout lien...est-ce possible ?

Comment rester en lien sans se créer des obligations qui enchainent ? Je me pose cette question et je la relie à la peur du jugement...


Cette crainte reste présente pour moi, et je cherche toujours à continuer les avancements effectués jusqu'alors. J'aime être en lien, j'en ai besoin et en même temps je n'aime pas lorsque je sens qu'on attend quelque chose de moi, alors que pour moi la gratuité est une évidence... 


Je me relie à ma petite voix intérieure et comme je vous le partageais hier, je me demande "que ressens-tu" face à ce que tu perçois de la demande de l'autre ? 


Aujourd'hui je me sens plus claire face aux relations que je ne souhaite pas approfondir, car j'entends que cela ne me fera pas de bien. Je ne me sens pas attaquée par le jugement que la personne peut ressentir à mon encontre. Ce sont des "oui" à moi-même que je pose... 


Je flirte encore avec la "Toute Puissance", la mienne en l'occurence...et je quitte, petit à petit, la croyance que je pourrais aimer et être aimée de tous...


Par contre je me sens en capacité d'augmenter mon respect de l'autre...particulièrement envers celui ou celle, avec qui je sens qu'il faut que je m'éloigne. Je cherche à comprendre pourquoi je dis "non", car souvent cela me permet d'en apprendre sur moi... 


Par exemple, lorsque je dis "non" à une relation sociale ou d'amitié, avec une personne que je perçois comme égocentrée, je sais aujourd'hui que cela me parle de mon ego centré sur lui...


Je fais grandir en moi l'accueil de l'autre tel qu'il est, et je fais croître ma capacité à me sentir en sécurité en moi, avec moi...pour être moins touchée par certaines attitudes de cet autre riche de ce qu'il est...et qui me parle bien plus de lui...que de moi... 


Me revient cet accord Toltèque : "N'en fais pas une affaire personnelle !"...


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mercredi 4 janvier 2017

Toc ! Toc ! Je suis ta petite voix intérieure...

Ma petite voix intérieure...


Qu'est-ce qu'est une petite voix intérieure ? C'est une voix qui est propre à chacun(e) de nous. Elle peut être un murmure, comme elle peut être un cri... 


Pour moi, elle prend la forme d'un dialogue de moi à moi. Il m'arrive de la questionner, et ma question préférée est : que ressens-tu vraiment ? Cela m'aide à marquer un temps d'arrêt, avant de répondre ou d'agir, suite à une sollicitation.


La sollicitation est le stimulus extérieur. Ma voix intérieure est mon rappel à écouter vraiment, ce qu'en mon for intérieur, je sens. 


Lorsque je ne me mets pas à son écoute, elle va chercher à me dire autrement...et sa langue privilégiée, est celle du corps... Et j'en connais un rayon ! Corps qui crie pour dire stop ! Écoute moi ! Écoute toi ! 


Revenir au présent, entendre ce doux murmure qui me rappelle l'instant comme étant l'éternité... L'éternité est dans l'instant... Ma petite voix est dans l'instant, dans le présent... Ce présent éternel comme un cadeau ! "Présent" n'est-il pas un des synonymes de "Cadeau" ? 


Je vous souhaite des présents comme des cadeaux toujours présents...il n'y a qu'à écouter...il n'y a qu'à se baisser pour les cueillir... Alors cueillons en abondance et soyons présents...


Douce soirée mes cher(e)s Ami(e)s cheminant...  


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mardi 3 janvier 2017

Joie de vous faire un petit signe...

"Humains en chemin que nous sommes", une phrase que je viens de lire dans un article sur la joie dans le dernier numéro de Néosanté. Résonance d'un cheminement où je nous sens si nombreux...


Je reviens sur mon blog après une longue absence...car j'ai ressenti la nécessité de respecter mon besoin d'interrompre ces billets. Besoin de retrouver l'envie, besoin d'écouter ma petite voix intérieure...savoir où j'en étais...


En même temps, je continuais mon cheminement. Qu'est-ce qui me met en joie ? Aujourd'hui...le soleil qui pointe son nez derrière la brume, l'échange hier avec une amie, en transit comme moi...pour rentrer chacune dans nos pénates... Une joie si simple qui me vient de l'enfant qui reste en moi, et qui ne demande qu'à sortir... J'éclatais en joie et en spontanéité...


La vie dans son entièreté, sans rejeter le plus difficile... Ma santé, qui continue des upside-down, comme diraient nos amis anglais... Écouter là aussi... Ralentir le pas...accepter...


La joie se cache partout...par petites touches...comme un tableau qu'on éclaire... Allons à sa rencontre ! 


Je reviendrai écrire des billets dans mon blog...au gré de mes inspirations...sans obligation... 


Je vous souhaite que 2017 vous apporte des éclats de joie, où que vous soyez, quoique vous viviez... Belle et douce année mes cher(e)s Ami(e)s cheminant et si vous souhaitez que j'aborde des thèmes qui vous intéressent, n'hésitez pas à m'en faire part, par contre pouvez-vous le faire sur ma page Facebook, sous l'annonce de la publication de ce billet, car je n'ai pas tout compris sur mon blog...et je n'arrive pas à débloquer ce qui empêche une correspondance fluide entre nous !!! Merci !


À bientôt ! 


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jeudi 2 juin 2016

Égoïsme et égocentrisme !

Je vous partage ma réflexion concernant cette citation de Jacques Salomé : "C'est vous qui êtes au coeur de toutes vos relations, ce qui ne veut pas dire au centre."

On m'exprime souvent une crainte que si on se met au coeur de toutes nos relations, on se met alors au centre... On a peur de devenir égocentrique. 

J'ai d'abord envie de dire que si on a cette pensée, alors cela ne risque pas d'arriver. Les personnes egocentrées n'ont pas ce genre de préoccupation. 

La deuxième chose est que se mettre au coeur signifie que si je prends soin de moi, soin de mes besoins, je n'attends pas que cela soit un autre qui le fasse. J'en suis seul(e) responsable. Je ne dépends de personne. 

C'est une leçon que j'ai apprise au fur et à mesure. Il m'a fallu du temps... Il a fallu que mon corps crie de douleur, pour que je comprenne que je mettais les choses à l'envers... 

Quand j'avance des tas de raisons, des tas de choses en retard...comme prétextes pour ne pas le faire, je le paye un jour...  

Par contre quand je me mets au coeur, c'est à dire aux coeurs de mes préoccupations, dans mon coeur, là où est mon être profond, je me respecte, je deviens un meilleur compagnon pour moi-même, et par ricochet pour les autres...

Je ne peux aimer vraiment que si je m'aime. Me mettre au coeur de mes relations n'est pas compliqué, encore faut-il quitter toutes les mauvaises représentations qu'on a pu recevoir enfant sur le fait de ne pas se montrer égoïste avec les autres. 

Et là encore, il me semble qu'il ne faut pas confondre égoïsme et égocentrisme. Se montrer égoïste est nécessaire et indispensable parfois pour se mettre au coeur. Par contre l'égocentrisme, c'est autre chose : c'est vouloir que le monde tourne autour de soi...

Alors je décide de cesser de me juger lorsque j'ai besoin de me montrer égoïste. Je le choisis, de moi à moi, et si quelqu'un porte sur moi un jugement, je reste en sûreté avec moi-même, et je ne laisse pas cette pensée rentrer dans mon esprit. Ce n'est plus ce que je peux penser de moi, et c'est très bon ainsi... 




mercredi 1 juin 2016

Le cheminement spirituel est un chemin qui se parcourt...

Le cheminement spirituel est un chemin qui n'en finit pas de se parcourir...et j'aime çà. Cela ne veut pas dire que j'apprécie chacun des tournants que j'ai à négocier...cela signifie que je comprends, après coup...le sens des choses...agréables ou désagréables.

Ce qui m'intéresse plus que tout autre chose...c'est la variété des routes...des sentiers...des chemins de traverse...ceux qui vont à travers champs...ou encore en traversant des forêts, aussi sombres soient-elles...parfois ! 

C'est là que je tire les enseignements lorsque je regarde en arrière...mais aussi lorsque je suis en marche... J'ai tellement parcouru de chemin... Il m'en a fallu du temps pour grandir...et ce n'est pas fini...

Frédéric Lenoir nous dit dans "L'âme du monde" :
"Ce qui compte, ce n'est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, persévérance, avec le coeur ouvert et l'esprit vigilant. Ce n'est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l'amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins." 

"Ce qui compte, c'est parcourir le chemin." J'en suis persuadée. Dans la nuit la plus sombre, on ne sait pas ce qui se passe, pourquoi cela nous arrive... Traverser... Continuer... Avancer... Un pas après l'autre... 

Aujourd'hui je me sens confiante...rien que pour aujourd'hui... Demain n'existe pas...encore ! 



lundi 30 mai 2016

Voyage intérieur...

J'ai en moi toute la beauté du monde et toute la noirceur du monde. Me rendre compte de cela me rend plus humble. Et je peux regarder l'autre en face de moi, habité des mêmes choses.

Je me trompe quand il m'arrive de penser que je ne suis pas habitée du même défaut que je pointe chez l'autre... Je me trompe gravement... Si je me dissocie de ce qu'est l'autre, je me crois au dessus... Si je me noircis par rapport à l'autre, je me crois en dessous... Tout cela me semble faux aujourd'hui...

Je ne suis qu'un membre de cette humanité, ni plus, ni moins, comme tous les millions d'êtres humains... 

Ne plus juger l'autre, ne plus me juger, voilà vers quel chemin cela me mène... Cela devient alors impossible, inutile et stérile de continuer à juger...

Christiane Singer, auteur que j'aime tant, disait : 

"Je crois qu’en chacun de nous se reproduisent les lois de l’univers. Aussi, toutes les interrogations existentielles qui nous habitent peuvent trouver réponse là, au fond de nous-mêmes. Nous vivons dans un monde qui a tout retourné à l’extérieur, pour lequel tout se passe au-dehors. Or, il nous faut retrouver cette conscience, qui nous fait nous pencher à l’intérieur de nous comme vers un puits profond. Là nous attend toute la mémoire de l’aventure humaine. Et cette expérience, personne ne peut la faire à notre place."

Tout est en moi, tout est en toi, tout est en nous, tout est en vous...poursuivons ensemble le voyage intérieur... 



 

jeudi 26 mai 2016

Lorsque je confonds une expérience personnelle avec une croyance...

J'écoute en ce moment le webinaire qu'Olivier Clerc a donné dimanche soir chez Peggy et Jeff. Je vous l'avais annoncé sur ma page Facebook liée à ce blog : J'arrête de me juger. Olivier y reprend ce qu'il propose à travers son travail sur le non-jugement et le pardon.

Je rebondis sur une phrase qu'il a dite : on peut confondre une expérience personnelle avec une croyance. Je le comprend comme : lorsque je vis personnellement quelque chose de difficile ou d'heureux...je peux en conclure une sorte de croyance, c'est-à-dire que je peux figer mon ressenti, dans l'instant où cette expérience a eu lieu.

Une croyance est une espèce de loi intérieure que l'on s'est forgée à partir d'un vécu. On n'imagine pas, à l'avenir, d'autre issue que celle qui a eu lieu dans le passé.

C'est la raison pour laquelle, il me semble que c'est libérateur d'interroger nos croyances...afin de gagner en liberté dans notre présent... Pouvoir se poser la question : est-ce que la réponse, dans mon aujourd'hui, ne pourrait pas être différente ? 

On en revient au questionnement de nos pensées proposé par Byron Katie : est-ce que ce que je suis en train de penser est vraiment vrai ? À un instant T j'ai pu le penser...mais aujourd'hui qu'est-ce-que j'en pense ? 

Je vous donne un exemple : un de mes proches ne va bien en ce moment. La pensée qui me vient est : cela fait mille fois qu'il se comporte d'une manière qui le mène à ne pas aller bien aujourd'hui... Cela m'empêche de porter un regard d'espérance sur lui et en plus cela ne l'aide pas... Cela me rend triste...

Je me suis mise en mode dialogue perso. J'interroge ma pensée. J'en arrive à pouvoir penser que ma pensée projette quelque chose que je sais pas... L'avenir n'est pas écrit. Cette personne n'y arrive pas ENCORE... Et ce petit mot change tout...

Mon regard se modifie... La catastrophe n'est plus annoncée... L'inattendu peut advenir... Bien sûr que le pire peut arriver... Mais même là, en ayant modifié ma pensée...j'ouvre la porte à une pensée que je n'attendais pas... Et si c'est çà que cette personne doit vivre pour ensuite pouvoir rebondir et créer du nouveau pour elle...

J'ai le sentiment qu'interroger mes croyances limitantes, est vraiment libérateur. Cela ne m'empêche pas de continuer à avoir des croyances ...je choisis aujourd'hui celles qui ne me sclérosent pas... La vie circule...et c'est bon ! 




mercredi 25 mai 2016

Et si je me mettais à l'écoute de mon coeur ?

J'ai regardé ce matin une vidéo produite par l'INREES, sur le thème : "Et si on écoutait son coeur ?". Différentes personnes étaient interrogées, dont Baptist De Pape qui est le réalisateur du film "L'Infinie Puissance du Coeur".

Il témoigne de sa rencontre avec Eckart Tolle, qui lui dit, à un moment difficile de sa vie, de se poser la question : Qu'est-ce que la vie attend de moi ? et non pas : Qu'est-ce-que j'attends de la vie...  Il ajoute que ce qui l'a aidé a été de chercher ce qui le rendait vivant. Pour cela il dit de laisser le coeur être le maître en soi, et au mental d'être uniquement le serviteur...

Que c'est une tâche bien difficile, puisque la plupart d'entre nous ont été élevés en développant le mental...plutôt qu'être à l'écoute de notre coeur...de notre intuition...

Je rêve d'un temps où l'enfant serait accueilli comme un être riche de sa connaissance innée de la vie...il n'y a qu'à regarder un tout petit pour le voir avoir ce rapport au temps si simple...l'instant étant seul à exister... L'observer comme sachant être directement et instantanément en contact avec ses émotions... Admirer sa capacité à savoir être tout simplement...

Retrouver notre enfant intérieur c'est contacter celui qui reste toujours présent en nous, depuis toujours...depuis notre conception...

Se laisser guider par notre coeur...celui qui sait...celui qui capte toutes les informations nécessaires bien avant le mental... Je me tiens là, les yeux fermés...je me mets à l'écoute de mon coeur... La joie est le signal que j'ai su l'entendre ! Il me semble que si je reste connectée à mon coeur, la joie n'est pas loin ! 

Petit mental, reste au service de mon coeur et non son tyran ! J'ai alors le sentiment que je pourrai ainsi traverser ma vie...bien autrement ! En avant Lady Bibi ! 





mardi 24 mai 2016

Je suis la seule responsable lorsque je me sous-estime...

"Lorsque tu sous-estimes ce que tu fais, le monde sous-estimeras qui tu es." Voici une citation interpellante d'Oprah Winfrey ! 

Le regard que je pose sur moi, détermine la façon dont je me présente à l'autre... Je me souviens d'un temps de ma vie où j'étais au foyer afin de m'occuper de mes enfants. J'avais fait ce choix avec mon conjoint, et pour un temps. 

Lorsqu'alors j'avais à répondre à cette fameuse question : et toi qu'est-ce que tu fais ? Je répondais que j'étais "Femme Active au Foyer" ! J'ai toujours eu des réactions positives et même intriguées... Je me sentais en phase avec mon choix. J'arrivais à le présenter de manière juste. Et je percevais dans la réaction de l'autre de la reconnaissance, dans le sens "reconnaître", ce que j'avais choisi comme activité du moment.

À un autre moment de ma vie, je me suis sentie en difficulté pour présenter ce que je faisais. Je me sentais gauche, balbutiais, buttais sur les mots... Et j'ai alors perçu un regard dubitatif et d'ailleurs peu curieux, à l'égard de ce que je faisais...

Je me suis alors questionnée sur ce que cela me disait de moi...de là où j'en étais... Je ne sais pas si "le monde sous-estime qui je suis"... Je sens que la conséquence de ma difficulté à parler fièrement de ce que je fais, est alors que l'autre sent ma confusion interne...et ne peut que me refléter ce que je lui renvoie.

Encore un indice pour me connaître ! Encore une info sur le fait que je sens à quel point je suis la seule actrice de ma vie...et que l'autre n'en est pas responsable ! 



vendredi 20 mai 2016

M'aimer suffisamment...qu'est-ce que cela signifie pour moi ?

Ce matin j'ai regardé deux petites vidéos que notre page amie "Bénir, tout simplement" a partagées hier et aujourd'hui. Ce sont des extraits de conférences que Louise Hay a données, sur le thème de "Qu'est-ce que...s'aimer ?"

Cela m'a fait replonger dans cette question...s'aimer...où en suis-je aujourd'hui ? Cela reste pour moi, une difficile conquête, un chemin que je n'ai pas fini de parcourir. Je reconnais que de grands pas on été fait, que mon petit juge intérieur a bien moins de pouvoir qu'avant...

Et en même temps, j'ai le sentiment de rester en difficulté lorsqu'il s'agit de m'accorder une juste place quelque part. Je veux dire par là, que la route qui mène au respect par moi-même, de mes propres besoins...reste, à mon goût, en chantier...comme un tout petit sentier jonché de mauvaises herbes...et je me donne la permission de le parcourir à mon rythme.

M'aimer suffisamment qu'est-ce que cela pourrait être ?

M'aimer suffisamment pour écouter et entendre ma petite voix intérieure...
M'aimer suffisamment pour m'accorder de l'attention...
M'aimer suffisamment pour savoir ce qui est bon pour moi...
M'aimer suffisamment pour m'accorder une pause lorsque mon corps me fait sentir que je vais trop loin...
M'aimer suffisamment pour écouter mes aspirations profondes...
M'aimer suffisamment pour aller jusqu'au bout de ce qui me tient à coeur...
M'aimer suffisamment pour me faire confiance dans ce que je ressens...
M'aimer suffisamment pour oser sortir de ma zone de confort pour explorer le monde qui m'entoure...
M'aimer suffisamment pour voyager seule là où mon coeur me pousse...
M'aimer suffisamment pour dire stop ici c'est mon périmètre sacré car j'en ai besoin pour pouvoir respirer à mon aise...
M'aimer suffisamment pour réaliser et porter l'attention nécessaire à toute cette liste...qui n'est pas exhaustive...qui est un début...

Je me rends compte que m'aimer suffisamment prend du temps, de l'espace... La balle est toujours dans mon camp... Alors en avant Lady Bibi ! 

Bon et doux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminant et à la semaine prochaine.



mardi 17 mai 2016

Lorsque je divise mes jugements en "c'est bien !"/"c'est mal"...

Samedi, sur ma page Facebook : J'arrête de me juger, je vous ai partagé le quatrième défi proposé par Jean-Jacques Crévecoeur, intitulé "Pour une meilleure vie, suspendez vos jugements !". Je partage avec lui la croyance que lorsque nous divisons nos sensations, nos émotions, nos sentiments en ce qui est bien et ce qui est mal...nous prenons le risque d'entretenir notre dépendance aux émotions dites "positives"... 

Je pense qu'il est plus aidant pour notre vie de penser que nous traversons des émotions agréables ou désagréables... J'ai le sentiment que cela m'aide à accepter ce que j'ai à vivre...car il n'existe aucune vie qui ne soit pas traversée par la douleur...

Lorsque je passe mon temps à juger ce que je vis comme étant bon ou mauvais...je joue aux montagnes russes sans cesse... J'en ai aujourd'hui conscience, et en même temps je n'arrive pas encore à vivre les évènements soit agréables en me disant ouille ouille, ouille ! Qu'est-ce qui m'attend au tournant...un peu comme une croyance qu'un jour j'aurai à le payer... Soit ceux qui sont désagréables en accueillant l'instant tel qu'il est et sans me débattre ou pestant contre...

Lorsque je juge l'évènement en lui-même, il me semble que je rajoute ainsi comme une sorte de double peine. Soit l'évènement est jugé comme bon et j'ai peur que cela s'arrête, soit il est désagréable et le juger comme mauvais, ajoute du désagréable à ce qui l'est déjà ! 

Il me semble que lorsque je juge moins ce que je vis, mon regard s'aiguise et aperçoit bien plus les petits bonheurs du quotidien... Je ne cours plus après un hypothétique bonheur constant qui m'emmènerait au pays des Bisounours, et j'appréhende moins ce qui m'attend dans le futur...je reviens juste à aujourd'hui...

Le défi que je m'adresse et que je sens pour moi...est d'être là instant après instant, sans rien rejeter... Ma vie m'a appris que j'étais capable de vivre ce que j'avais à vivre... Je suis encore vivante...après tout ! 



lundi 16 mai 2016

"Quand vous jugez les autres, vous ne les définissez pas, vous vous définissez vous-mêmes !" nous disait Wayne Dyer...

Cette semaine je souhaitais réfléchir sur un thème qui fut à l'origine de cette page : le jugement sur soi, et aussi sur les autres... Je pense à cette citation de Wayne Dyer que je vous ai déjà partagée : "Quand vous jugez les autres, vous ne les définissez pas, vous vous définissez vous-mêmes."

J'y pense très souvent et parfois cela m'arrête net dans le jugement qui vient ! J'en cherche l'indicateur que cela me donne sur moi... Je fais de même lorsque j'entends quelqu'un poser un jugement...mettant ainsi le recul entre ce qui est dit et ce que cela me dit de l'autre...

Je reviens sur ce que cela dit de moi. En effet, je pense que j'ai une quantité d'informations qui m'est donnée, lorsque j'essaye d'analyser les origines de mon jugement... Ces infos ne sont pas toujours agréables à réaliser ! Et en même temps mes pensées ne sont que des pensées... La pensée première vient et je n'ai pas à culpabiliser à son propos. Elle est tout simplement ! 

Ma responsabilité commence lorsque je suis (du verbe suivre) ma pensée ! Vais-je la croire, ou ne vais-je pas la croire ! Là est la question !?!?

Est-il possible d'arrêter de juger ? Je pense qu'il est possible de se re-programmer pour faire baisser de manière drastique...les jugements ! Je peux témoigner que depuis que j'ai commencé, il y a deux ans maintenant, à rédiger mon blog, et ensuite à ouvrir ma page Facebook : J'arrête de me juger, mes jugements sur moi ont chuté de manière vertigineuse ! Je ne suis pas à l'abri de rechutes...mais même là...je ne me juge plus du tout avec autant de dureté qu'avant ! Je me dis juste, en un clin d'oeil que je m'offre : et oui ! Lady Bibi tu restes délicieusement humaine !  

Trêve de plaisanterie ! Je ne sais pas si ma pensée première...inscrite dans un apprentissage depuis la naissance...où l'enfant est jugé en permanence, cessera un jour complètement ! Ce que je sais, c'est que ce que j'en fais a totalement changé ! J'imagine que cela va continuer quelque peu ! Cheminement oblige ! N'est-ce-pas ! 

S'aimer sans se juger...un tellement beau programme ! On continue ?







vendredi 13 mai 2016

Difficile communication entre humains...

Lorsque j'échange avec quelqu'un et que je ne me sens pas écoutée, comment puis-je me re-centrer et ne pas en faire une affaire personnelle ? Dur, dur...malgré tout ce que je connais... Une belle leçon d'humilité ! Et oui !

Je viens de vivre des moments avec d'autres où mon besoin d'être en lien, d'accueil, d'attention, de chaleur humaine, de contact, de contribution à la vie, de délicatesse, d'écoute, de flexibilité, d'ouverture, de partage, de réciprocité, de souplesse, de douceur, de respect de mon rythme n'était pas du tout comblé...

Bien sûr c'est ma réaction à un stimuli, et j'ai été en difficulté pour trouver ma réponse pour retourner à un certain équilibre intérieur. C'est cela que j'interroge. J'ai du mal à exprimer mon besoin à l'autre, et celui-ci ne peut pas le deviner. 

J'accueille cet état, cette difficulté... Être un "être" qui n'a pas fini d'évoluer...c'est parfois fatigant...et en même temps je le vis de manière stimulante. Je me dis que je n'en ai pas fini d'apprendre...que ce soit apprendre à utiliser des outils qui existent comme la CNV (Communication Non Violente) par exemple...et aussi apprendre ce que cela dit de moi...

En l'occurrence ma réaction à la rigidité de quelqu'un me parle de ma propre rigidité... Ma réaction au besoin de contrôle d'une autre personne me parle de mon propre besoin de contrôle... 

Je réalise in situ, mon inconfort... C'est déjà une étape ! Mais qu'est-ce que j'aimerai savoir utiliser l'information que cela me donne à un temps T, afin de modifier ma réponse. Les situations se répèterons aussi longtemps que je n'apporterai pas la réponse la plus juste pour moi, à ce moment là...

Bon ma chère Lady Bibi tu n'es qu'un "bébé girafe" comme le dit si bien la CNV...et il n'y a pas d'âge pour être un girafon ! 

Joli et beau week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminant ! Prenez vous avec beaucoup de douceur et à la semaine prochaine !