lundi 30 mai 2016

Voyage intérieur...

J'ai en moi toute la beauté du monde et toute la noirceur du monde. Me rendre compte de cela me rend plus humble. Et je peux regarder l'autre en face de moi, habité des mêmes choses.

Je me trompe quand il m'arrive de penser que je ne suis pas habitée du même défaut que je pointe chez l'autre... Je me trompe gravement... Si je me dissocie de ce qu'est l'autre, je me crois au dessus... Si je me noircis par rapport à l'autre, je me crois en dessous... Tout cela me semble faux aujourd'hui...

Je ne suis qu'un membre de cette humanité, ni plus, ni moins, comme tous les millions d'êtres humains... 

Ne plus juger l'autre, ne plus me juger, voilà vers quel chemin cela me mène... Cela devient alors impossible, inutile et stérile de continuer à juger...

Christiane Singer, auteur que j'aime tant, disait : 

"Je crois qu’en chacun de nous se reproduisent les lois de l’univers. Aussi, toutes les interrogations existentielles qui nous habitent peuvent trouver réponse là, au fond de nous-mêmes. Nous vivons dans un monde qui a tout retourné à l’extérieur, pour lequel tout se passe au-dehors. Or, il nous faut retrouver cette conscience, qui nous fait nous pencher à l’intérieur de nous comme vers un puits profond. Là nous attend toute la mémoire de l’aventure humaine. Et cette expérience, personne ne peut la faire à notre place."

Tout est en moi, tout est en toi, tout est en nous, tout est en vous...poursuivons ensemble le voyage intérieur... 



 

jeudi 26 mai 2016

Lorsque je confonds une expérience personnelle avec une croyance...

J'écoute en ce moment le webinaire qu'Olivier Clerc a donné dimanche soir chez Peggy et Jeff. Je vous l'avais annoncé sur ma page Facebook liée à ce blog : J'arrête de me juger. Olivier y reprend ce qu'il propose à travers son travail sur le non-jugement et le pardon.

Je rebondis sur une phrase qu'il a dite : on peut confondre une expérience personnelle avec une croyance. Je le comprend comme : lorsque je vis personnellement quelque chose de difficile ou d'heureux...je peux en conclure une sorte de croyance, c'est-à-dire que je peux figer mon ressenti, dans l'instant où cette expérience a eu lieu.

Une croyance est une espèce de loi intérieure que l'on s'est forgée à partir d'un vécu. On n'imagine pas, à l'avenir, d'autre issue que celle qui a eu lieu dans le passé.

C'est la raison pour laquelle, il me semble que c'est libérateur d'interroger nos croyances...afin de gagner en liberté dans notre présent... Pouvoir se poser la question : est-ce que la réponse, dans mon aujourd'hui, ne pourrait pas être différente ? 

On en revient au questionnement de nos pensées proposé par Byron Katie : est-ce que ce que je suis en train de penser est vraiment vrai ? À un instant T j'ai pu le penser...mais aujourd'hui qu'est-ce-que j'en pense ? 

Je vous donne un exemple : un de mes proches ne va bien en ce moment. La pensée qui me vient est : cela fait mille fois qu'il se comporte d'une manière qui le mène à ne pas aller bien aujourd'hui... Cela m'empêche de porter un regard d'espérance sur lui et en plus cela ne l'aide pas... Cela me rend triste...

Je me suis mise en mode dialogue perso. J'interroge ma pensée. J'en arrive à pouvoir penser que ma pensée projette quelque chose que je sais pas... L'avenir n'est pas écrit. Cette personne n'y arrive pas ENCORE... Et ce petit mot change tout...

Mon regard se modifie... La catastrophe n'est plus annoncée... L'inattendu peut advenir... Bien sûr que le pire peut arriver... Mais même là, en ayant modifié ma pensée...j'ouvre la porte à une pensée que je n'attendais pas... Et si c'est çà que cette personne doit vivre pour ensuite pouvoir rebondir et créer du nouveau pour elle...

J'ai le sentiment qu'interroger mes croyances limitantes, est vraiment libérateur. Cela ne m'empêche pas de continuer à avoir des croyances ...je choisis aujourd'hui celles qui ne me sclérosent pas... La vie circule...et c'est bon ! 




mercredi 25 mai 2016

Et si je me mettais à l'écoute de mon coeur ?

J'ai regardé ce matin une vidéo produite par l'INREES, sur le thème : "Et si on écoutait son coeur ?". Différentes personnes étaient interrogées, dont Baptist De Pape qui est le réalisateur du film "L'Infinie Puissance du Coeur".

Il témoigne de sa rencontre avec Eckart Tolle, qui lui dit, à un moment difficile de sa vie, de se poser la question : Qu'est-ce que la vie attend de moi ? et non pas : Qu'est-ce-que j'attends de la vie...  Il ajoute que ce qui l'a aidé a été de chercher ce qui le rendait vivant. Pour cela il dit de laisser le coeur être le maître en soi, et au mental d'être uniquement le serviteur...

Que c'est une tâche bien difficile, puisque la plupart d'entre nous ont été élevés en développant le mental...plutôt qu'être à l'écoute de notre coeur...de notre intuition...

Je rêve d'un temps où l'enfant serait accueilli comme un être riche de sa connaissance innée de la vie...il n'y a qu'à regarder un tout petit pour le voir avoir ce rapport au temps si simple...l'instant étant seul à exister... L'observer comme sachant être directement et instantanément en contact avec ses émotions... Admirer sa capacité à savoir être tout simplement...

Retrouver notre enfant intérieur c'est contacter celui qui reste toujours présent en nous, depuis toujours...depuis notre conception...

Se laisser guider par notre coeur...celui qui sait...celui qui capte toutes les informations nécessaires bien avant le mental... Je me tiens là, les yeux fermés...je me mets à l'écoute de mon coeur... La joie est le signal que j'ai su l'entendre ! Il me semble que si je reste connectée à mon coeur, la joie n'est pas loin ! 

Petit mental, reste au service de mon coeur et non son tyran ! J'ai alors le sentiment que je pourrai ainsi traverser ma vie...bien autrement ! En avant Lady Bibi ! 





mardi 24 mai 2016

Je suis la seule responsable lorsque je me sous-estime...

"Lorsque tu sous-estimes ce que tu fais, le monde sous-estimeras qui tu es." Voici une citation interpellante d'Oprah Winfrey ! 

Le regard que je pose sur moi, détermine la façon dont je me présente à l'autre... Je me souviens d'un temps de ma vie où j'étais au foyer afin de m'occuper de mes enfants. J'avais fait ce choix avec mon conjoint, et pour un temps. 

Lorsqu'alors j'avais à répondre à cette fameuse question : et toi qu'est-ce que tu fais ? Je répondais que j'étais "Femme Active au Foyer" ! J'ai toujours eu des réactions positives et même intriguées... Je me sentais en phase avec mon choix. J'arrivais à le présenter de manière juste. Et je percevais dans la réaction de l'autre de la reconnaissance, dans le sens "reconnaître", ce que j'avais choisi comme activité du moment.

À un autre moment de ma vie, je me suis sentie en difficulté pour présenter ce que je faisais. Je me sentais gauche, balbutiais, buttais sur les mots... Et j'ai alors perçu un regard dubitatif et d'ailleurs peu curieux, à l'égard de ce que je faisais...

Je me suis alors questionnée sur ce que cela me disait de moi...de là où j'en étais... Je ne sais pas si "le monde sous-estime qui je suis"... Je sens que la conséquence de ma difficulté à parler fièrement de ce que je fais, est alors que l'autre sent ma confusion interne...et ne peut que me refléter ce que je lui renvoie.

Encore un indice pour me connaître ! Encore une info sur le fait que je sens à quel point je suis la seule actrice de ma vie...et que l'autre n'en est pas responsable ! 



vendredi 20 mai 2016

M'aimer suffisamment...qu'est-ce que cela signifie pour moi ?

Ce matin j'ai regardé deux petites vidéos que notre page amie "Bénir, tout simplement" a partagées hier et aujourd'hui. Ce sont des extraits de conférences que Louise Hay a données, sur le thème de "Qu'est-ce que...s'aimer ?"

Cela m'a fait replonger dans cette question...s'aimer...où en suis-je aujourd'hui ? Cela reste pour moi, une difficile conquête, un chemin que je n'ai pas fini de parcourir. Je reconnais que de grands pas on été fait, que mon petit juge intérieur a bien moins de pouvoir qu'avant...

Et en même temps, j'ai le sentiment de rester en difficulté lorsqu'il s'agit de m'accorder une juste place quelque part. Je veux dire par là, que la route qui mène au respect par moi-même, de mes propres besoins...reste, à mon goût, en chantier...comme un tout petit sentier jonché de mauvaises herbes...et je me donne la permission de le parcourir à mon rythme.

M'aimer suffisamment qu'est-ce que cela pourrait être ?

M'aimer suffisamment pour écouter et entendre ma petite voix intérieure...
M'aimer suffisamment pour m'accorder de l'attention...
M'aimer suffisamment pour savoir ce qui est bon pour moi...
M'aimer suffisamment pour m'accorder une pause lorsque mon corps me fait sentir que je vais trop loin...
M'aimer suffisamment pour écouter mes aspirations profondes...
M'aimer suffisamment pour aller jusqu'au bout de ce qui me tient à coeur...
M'aimer suffisamment pour me faire confiance dans ce que je ressens...
M'aimer suffisamment pour oser sortir de ma zone de confort pour explorer le monde qui m'entoure...
M'aimer suffisamment pour voyager seule là où mon coeur me pousse...
M'aimer suffisamment pour dire stop ici c'est mon périmètre sacré car j'en ai besoin pour pouvoir respirer à mon aise...
M'aimer suffisamment pour réaliser et porter l'attention nécessaire à toute cette liste...qui n'est pas exhaustive...qui est un début...

Je me rends compte que m'aimer suffisamment prend du temps, de l'espace... La balle est toujours dans mon camp... Alors en avant Lady Bibi ! 

Bon et doux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminant et à la semaine prochaine.



mardi 17 mai 2016

Lorsque je divise mes jugements en "c'est bien !"/"c'est mal"...

Samedi, sur ma page Facebook : J'arrête de me juger, je vous ai partagé le quatrième défi proposé par Jean-Jacques Crévecoeur, intitulé "Pour une meilleure vie, suspendez vos jugements !". Je partage avec lui la croyance que lorsque nous divisons nos sensations, nos émotions, nos sentiments en ce qui est bien et ce qui est mal...nous prenons le risque d'entretenir notre dépendance aux émotions dites "positives"... 

Je pense qu'il est plus aidant pour notre vie de penser que nous traversons des émotions agréables ou désagréables... J'ai le sentiment que cela m'aide à accepter ce que j'ai à vivre...car il n'existe aucune vie qui ne soit pas traversée par la douleur...

Lorsque je passe mon temps à juger ce que je vis comme étant bon ou mauvais...je joue aux montagnes russes sans cesse... J'en ai aujourd'hui conscience, et en même temps je n'arrive pas encore à vivre les évènements soit agréables en me disant ouille ouille, ouille ! Qu'est-ce qui m'attend au tournant...un peu comme une croyance qu'un jour j'aurai à le payer... Soit ceux qui sont désagréables en accueillant l'instant tel qu'il est et sans me débattre ou pestant contre...

Lorsque je juge l'évènement en lui-même, il me semble que je rajoute ainsi comme une sorte de double peine. Soit l'évènement est jugé comme bon et j'ai peur que cela s'arrête, soit il est désagréable et le juger comme mauvais, ajoute du désagréable à ce qui l'est déjà ! 

Il me semble que lorsque je juge moins ce que je vis, mon regard s'aiguise et aperçoit bien plus les petits bonheurs du quotidien... Je ne cours plus après un hypothétique bonheur constant qui m'emmènerait au pays des Bisounours, et j'appréhende moins ce qui m'attend dans le futur...je reviens juste à aujourd'hui...

Le défi que je m'adresse et que je sens pour moi...est d'être là instant après instant, sans rien rejeter... Ma vie m'a appris que j'étais capable de vivre ce que j'avais à vivre... Je suis encore vivante...après tout ! 



lundi 16 mai 2016

"Quand vous jugez les autres, vous ne les définissez pas, vous vous définissez vous-mêmes !" nous disait Wayne Dyer...

Cette semaine je souhaitais réfléchir sur un thème qui fut à l'origine de cette page : le jugement sur soi, et aussi sur les autres... Je pense à cette citation de Wayne Dyer que je vous ai déjà partagée : "Quand vous jugez les autres, vous ne les définissez pas, vous vous définissez vous-mêmes."

J'y pense très souvent et parfois cela m'arrête net dans le jugement qui vient ! J'en cherche l'indicateur que cela me donne sur moi... Je fais de même lorsque j'entends quelqu'un poser un jugement...mettant ainsi le recul entre ce qui est dit et ce que cela me dit de l'autre...

Je reviens sur ce que cela dit de moi. En effet, je pense que j'ai une quantité d'informations qui m'est donnée, lorsque j'essaye d'analyser les origines de mon jugement... Ces infos ne sont pas toujours agréables à réaliser ! Et en même temps mes pensées ne sont que des pensées... La pensée première vient et je n'ai pas à culpabiliser à son propos. Elle est tout simplement ! 

Ma responsabilité commence lorsque je suis (du verbe suivre) ma pensée ! Vais-je la croire, ou ne vais-je pas la croire ! Là est la question !?!?

Est-il possible d'arrêter de juger ? Je pense qu'il est possible de se re-programmer pour faire baisser de manière drastique...les jugements ! Je peux témoigner que depuis que j'ai commencé, il y a deux ans maintenant, à rédiger mon blog, et ensuite à ouvrir ma page Facebook : J'arrête de me juger, mes jugements sur moi ont chuté de manière vertigineuse ! Je ne suis pas à l'abri de rechutes...mais même là...je ne me juge plus du tout avec autant de dureté qu'avant ! Je me dis juste, en un clin d'oeil que je m'offre : et oui ! Lady Bibi tu restes délicieusement humaine !  

Trêve de plaisanterie ! Je ne sais pas si ma pensée première...inscrite dans un apprentissage depuis la naissance...où l'enfant est jugé en permanence, cessera un jour complètement ! Ce que je sais, c'est que ce que j'en fais a totalement changé ! J'imagine que cela va continuer quelque peu ! Cheminement oblige ! N'est-ce-pas ! 

S'aimer sans se juger...un tellement beau programme ! On continue ?